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Lundi 9 novembre 2009

En ces temps de panique générale avec tout le battage qui est fait à cause de cette grippe soi-disant pandémique, ce qu'il ne faut surtout pas faire, c'est justement paniquer. Avec un excès d'émotion négative, propre aux Reins dans ce cas-ci avec la panique ou la peur, on est certain de déséquilibrer notre système énergétique et, par rebond, notre système immunitaire. Et donc, de se fragiliser davantage face aux attaques microbiennes ou virales. Je suis certaine que vous avez déjà connu des moments où, dans des moments de grand stress, grande colère, grande anxiété, grande agitation et grand découragement, vous avez attrapé un rhume, une grippe ou tout autre maladie infectieuse.

Avant d'aller plus loin, j'aimerais ici préciser qu'une rhume n'est pas une grippe. En effet, les gens au Canada disent souvent qu'ils ont la grippe alors qu'ils ne sont qu'enrhumés. Une grippe est d'origine virale et cause des maux dans les articulations, les muscles, la tête, etc., qui sont d'une certaine façon plus graves que les symptômes d'un rhume.

Quand j'habitais aux Indes il y a dix ans, j'ai attrapé ce que j'appellerais une SUPER GRIPPE (même si cette maladie n'est pas classée sous la catégorie grippe, elle est tout de même d'origine virale) : la dingue (qui s'apparente au chikungunya). Dix jours au lit, impossible de bouger (vraiment sans blague), mal de partout, les sinus tellement douloureux que je ne pouvais même pas bouger la tête qui, j'avais l'impression, allait exploser, une demi-heure pour aller du lit (à 4 pattes!) aux toilettes, incapable de manger, une fièvre carabinée qui me faisait délirer et voir la vie en rose (j'avais des visions de nuages roses autour de moi). Bon, je vous passe d'autres détails pas trop ragoutants!

J'ai bu beaucoup d'eau, j'ai beaucoup dormi et j'ai attendu que ça passe. Et au bout de 10 jours, alors que j'allais mieux, je me suis traînée chez le docteur ayurvédique qui m'a donné des médicaments à base de plantes. Quelques jours plus tard, j'étais de nouveau en forme et d'attaque. Et j'allais danser!!

Un acquis pour mon système immunitaire, qui a mémorisé que mon corps pouvait combattre tout seul une infection aussi grave. Il en a été de même quand j'ai attrapé la coqueluche quelques années plus tard. L'érythromycine que j'ai prise (médicament pour les chevaux!), ne servait en fait qu'à éviter de me rendre contagieuse, pas à me guérir. Pour cela, il a fallu du temps : 6 mois! La coqueluche fait des ravages chez les adultes alors qu'elle est bénigne chez les enfants.

Comme je vous écris en ce moment et depuis plusieurs mois, vous devez bien en conclure que je suis guérie et en forme. Je suis en fait très en forme. Au cours de ces deux maladies (et au cours d'autres maladies aussi), j'ai donc 'dressé' mon système immunitaire à se renforcer en ne lui donnant aucun médicament pouvant faire son boulot à sa place. Ceci étant dit, ce que j'aimerais vous apporter avec l'article de ce bulletin du mois de novembre 2009, ce sont des outils simples à mettre dans votre trousse de premiers secours. Ce qui importe, c'est que votre système immunitaire reste fort. Et pour avoir un système immunitaire fort, nous avons toute une panoplie d'outils peu coûteux à notre disposition : notre esprit, les simples et les aliments.

Notre esprit
Les experts en Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), entre autres les instructeurs d'arts martiaux tels le taï chi, le kung fu, le judo, le karaté, le chi kung, etc., disent que c'est l'esprit qui mène la danse. Moi, je lui donne aussi le nom d'intention. Quand j'enseigne le chi kung, je dis toujours que c'est l'intention qui donne une direction à l'énergie. Donc, l'important, c'est la pensée et la direction que l'on lui donne. Par exemple, quand je pratique le Sourire intérieur et qu'avec mon intention je dirige les photons lumineux de la lumière environnante ou plus directement celle du soleil par mon troisième oeil vers mon Palais de cristal (centre du cerveau où sont situées plusieurs glandes endocrines), je facilite l'entrée de ces photons dans mon système. Je rends possible par cette intention le déplacement d'une information lumineuse vers un endroit que je détermine. Les experts en MTC formulent ceci ainsi : l'énergie suit l'intention. Et quand l'énergie bouge, le sang bouge lui aussi. Et quand le sang bouge, le corps est en santé. Donc, faire du chi kung sous quelque forme que ce soit, permet de rester en santé.

Vous voyez donc ici le lien entre l'intention et la santé. Le Chi Kung, incluant les principes de la MTC, est donc un outil formidable pour rester en santé et maintenir un système immunitaire très fort. Qu'il s'agisse de tonifier nos cinq organes Yin (
Reins, Foie, Coeur, Rate et Poumons) avec un exercice de chi kung (voir mon DVD CKVM), de les ventiler pour transformer des émotions négatives (peur, colère, agitation, inquiétude et découragement) en énergie et vitalité (Voir mon CD TAO), ou de les tonifier et de les soutenir avec des aliments qui justement correspondent à la vibration qui les anime (algues, citron, endive, carotte et chou) (voir mes recettes sur mon blog), le chi kung met sur notre plateau d'argent des outils simples et peu chers pour que nous puissions maintenir un niveau élevé d'énergie. Et qui dit niveau élevé d'énergie, dit aussi système immunitaire fort. (Je vous ai mis des couleurs pour que vous puissiez faire des parallèles entre les organes, les émotions et les aliments. Et j'ai adjoint ci-contre un tableau de correspondance complet.)

Selon les Taoïstes et les maîtres de chi kung, nous pouvons tous en principe apprendre à nous servir du chi pour assurer notre santé et notre bien-être. Ces maîtres croient par exemple que le phénomène de la respiration permet non seulement au corps d’aller chercher l’oxygène dont il a besoin et de le transformer en énergie chimique par le biais de la combustion interne, mais que la respiration sert aussi de porte d’entrée et de soutien aux diverses autres sortes d’énergies qui animent notre être. Selon la vision taoïste moderne, par exemple, la découverte par la science moderne que l’atmosphère de la Terre est remplie de charges électriques appelées ions est extrêmement significative. Certains Taoïstes ont même été jusqu’à associer les ions négatifs au chi. Les ions sont des atomes ou parties de molécules qui sont chargés soit positivement, soit négativement. Les ions négatifs, qui sont de minuscules paquets d’énergie électrique presque pure, sont formés naturellement par les interactions entre l’énergie solaire et l’atmosphère terrestre, ainsi que par les particules cosmiques, les éclairs, les tempêtes, les vents, l’évaporation, le mouvement de l’eau et les niveaux bas de radioactivité provenant de la Terre. Des milliers d’études scientifiques ont prouvé que les ions, en particulier les ions négatifs (qui transportent un électron de plus), sont extrêmement importants pour notre santé. Donc, il est important d'aller marcher dans la nature. En bougeant, le chi bouge. Et en même temps, les ions négatifs de la nature (arbres, eau, vent, etc.) facilitent l’élimination du gaz carbonique. Donc, notre premier outil est notre esprit et notre attitude.

Les simples
En Europe, le terme 'simples' est un terme utilisé depuis longtemps par les herboristes pour désigner les plantes qui soignent. J'aimerais donc ici vous mentionner quelques plantes ou herbes à consommer pour soutenir votre système immunitaire. Les simples seront donc notre second outil.

Quand j'étais petite, le soir avant de nous mettre au lit quand nous étions trop agités, ma grand-mère nous faisait boire une tisane de tilleul. Je ne posais pas de question et je buvais. Maintenant, je bois souvent du thym (que j'ai ramassé en Provence) car je sais que c'est un très puissant anti-infectieux. La cuisine provençale en fait un grand usage et elle a aussi totalement intégré les principes curatifs des simples depuis longtemps. Il en va de même dans de nombreux autres pays, entre autres le Maroc, la Thaïlande et l'Inde. J'aimerais donc ici vous donner quelques noms de simples susceptibles d'aider votre système immunitaire, en plus du thym que je viens de mentionner.

Tout d'abord, le millepertuis. En plus d'être la reine des anti-dépresseurs et donc de maintenir une humeur stable, cette plante détient des propriétés antivirales et est utilisée pour traiter l'herpès et les MTS. En 2008, l'OMS a constaté que son usage dans le cadre des oiseaux infectés par le virus H5N1 faisait nettement régresser ce virus. Ensuite, l'extrait de feuille d'olivier. Des chercheurs espagnols ont découvert au cours de leurs recherches que l'oleuropéine avait ralenti la propagation du HIV de 30 % et qu'elle était un grand facteur de prémunition contre les rhumes et la grippe chez les humains. Puis, il y a le curcuma. Cette racine qui donne sa couleur
jaune au curry a longtemps été utilisée pour ses propriétés digestives (en MTC, elle correspond à la Rate, donc au système digestif). Le temps aidant, on s'est rendu compte qu'elle détenait de fortes propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires. Elle est donc recommandée pour les crampes, les plaies infectées, les bursites, la bronchite, les maux de tête, la toux chronique, les flatulences et toute infection virale. Ce n'est pas pour rien que les gens en Inde s'en servent depuis des centaines d'années : ils ont compris depuis longtemps que cette racine ralentit la propagation de la grippe. Ensuite, il y a l'échinacée, qui est la reine du soutien au système immunitaire. On recommande par contre d'en faire usage ponctuel pour plus d'efficacité. Et j'ai toujours chez moi, une grosse bouteille d'essence de lavande (en fait du lavandin) ramenée de Provence et dont je verse quelques gouttes dans mon bain. En plus d'avoir des propriétés anti-infectieuses, la lavande est entre autres aussi un antiseptique et un calmant nerveux.

Les alicaments (les aliments qui sont des médicaments)
Tout le monde sait que les oranges sont pleines de vitamine C, cette vitamine qui nous aide à remonter notre système immunitaire et à prévenir les refroidissements. Alors pourquoi ne pas vous préparer un jus d'orange et y ajouter aussi du jus de carotte fraîchement fait. En effet, les carottes sont un véritable cocktail de vitamines : A, B, C, D, E, G (Riboflavine) et K. J'aimerais vous faire remarquer en passant que ces deux aliments sont de couleur
orange et qu'ils correspondent à la Rate. Ils sont disponibles en automne, saison où ils sont prêts à la consommation, juste quand nous en avons besoin. Même si bien des gens hésitent à en manger à cause de l'haleine forte qu'il donne, l'ail est bien connu, et ce depuis des millénaires, pour son action anti-bactérienne, ses propriétés anti-rhume et anti-grippe, ainsi que son effet positif sur le système respiratoire. En MTC, il correspond aux Poumons ainsi qu'à la Rate. Il en va de même pour le chou et le brocoli (Poumons et Rate) qui sont piquants et viennent par conséquent tonifier les Poumons. Le chou améliore pour les fonctions digestives, ralentit la maladie d'Alzheimer (surtout le chou rouge) et prévient les infections grippales (en particulier le kimchi). Quant au brocoli, c'est un puissant antioxydant qui réduit les dommages causés par les radicaux libres.

Enfin, mais la liste n'est pas exhaustive car je dois bien m'arrêter quelque part, il y a les baies : myrtilles, bleuets, fraises, framboises, mûres, canneberge, groseilles, etc. Les baies sont les fruits qui contiennent la plus grande concentration d'anthocyanine, un élément chimique qui non seulement donne leur couleur aux baies, mais aussi aide à contrôler le cholestérol, le cancer et bien entendu à rehausser les fonctions du système immunitaire.

Alors, je pense que pour combattre des infections virales ou microbiennes, la nature nous a amplement dotés de ce dont nous avons besoin pour le faire, personnellement et dans le monde extérieur. Je vous encourage donc à pratiquer le chi kung, à bien vous alimenter (voir mes autres articles dans mon blog) et à développer une intention claire.

Par Annie Ollivier
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Mercredi 7 octobre 2009

Voici le témoignage que m’a spontanément écrit une personne ayant pris part à un de mes ateliers. Il m’a beaucoup touché et m’encourage à continuer dans la voie du TAO. Je souhaite donc vous le partager.

Bonjour Annie, Je te fais parvenir ici mon témoignage relatif à l’expérience extrêmement positive que j’ai vécue avec le chi kung amaigrissant dans ton atelier et dans ma vie! J’avais réussi à maintenir un poids-santé jusqu’à l’âge de 27 ans. En raison de difficultés de couple, j’ai pris 50 livres dans une période d’au plus un an. Une fois que nous avons mis fin à notre relation, je suis restée avec un surplus de 35 livres auxquels s’ajoutaient plus ou moins 15 livres selon les états d’âme et surtout le stress au boulot.

Je souhaitais ardemment perdre ce surplus de poids. La solution m’est arrivée par l’entremise d’un courriel. Vu que je suis abonnée au bulletin d’Alchymed, je recevais souvent la publicité d’Annie concernant le chi kung amaigrissant. Ce n’est qu’en novembre 2006 que je me suis enfin décidée à suivre l’atelier, fermement convaincue que je réglerai ce problème une fois pour toute! Hésitante et tremblante à mon arrivée, j’avais peur de me faire reprocher encore ce fameux surplus de poids. Au contraire, je fus accueillie avec douceur et sérénité. De plus, j’ai été profondément touchée par le professionnalisme de la démarche d’Annie. Questionnaire, examen énergétique individuel, bilan personnel avant même de débuter le cours.

Mon feeling était bon : j’étais à la bonne place avec les bonnes personnes au bon moment! Ensemble, nous avons décortiqué l’essence de la pratique du chi kung et surtout comment l’appliquer concrètement dans notre vie. Enfin, j’ai compris ces fameuses rages de sucre, ce besoin éternel de caféine avant même de sortir du lit et surtout cette faim qui ne cessait de me tenailler l’estomac. Le chi kung fonctionne de manière globale où chacun de nos organes a des répercussions sur les autres et tout ceci forme un cycle. Dès qu’un organe s’avère trop stimulé ou qu’il est en panne, l’ensemble des autres organes s’en ressent et survient nécessairement un déséquilibre. Dans mon cas, l’organe affaibli était le foie.

Dès la fin de la première journée, j’ai mis en pratique cette nouvelle façon de m’alimenter. C’était toute une épreuve puisque j’avais un souper d’anniversaire au restaurant le soir du premier jour de l’atelier. Qu’elle ne fut pas ma surprise de volontairement faire des choix alimentaires éclairés et surtout d’accepter de ne pas prendre de dessert! J’avais affronter l’épreuve haut la main! Et j’ai poursuivi ainsi tout le mois de novembre en effectuant de manière rigoureuse les exercices d’accompagnement proposés pour aider à brûler les graisses et ceux qui donnent de l’énergie. À la fin du mois de novembre, j’avais perdu 10 livres. Le plus merveilleux est que je n’ai jamais ressenti la faim et ce pendant tout ce mois et le suivant!

À la fin mars, je pesais 151 livres. J’avais donc perdu au total 35 livres. Il ne me restait que 15 livres à perdre. Mais une fatigue et un manque d’énergie se sont installés et j’ai demandé conseil à Annie. Elle m’a proposé de reprendre peu à peu certains aliments et de la rappeler au courant des deux semaines suivantes. Je ne l’ai pas fait parce que j’ai appris une magnifique nouvelle que mon conjoint et moi attendions depuis deux ans et demi : j’étais enceinte! Quelle belle nouvelle!

À ma première visite chez le médecin, Sylvie, mon docteur, a remarqué ma perte de poids et m’a demandé quelle approche j’avais préconisée. Je lui ai parlé du chi kung et de ses principes et voici ce qu’elle m’a répondu : « Je suis convaincue que ce changement alimentaire a contribué largement au fait que tu tombes enceinte! » Et vous savez quoi? J’y crois fermement! D’ailleurs, l’article du Bulletin mensuel d’Annie au mois de mai 2008 intitulé Second printemps explique très bien comment le Tao et le chi kung peuvent contribuer à la fertilité.

J’ai passé une merveilleuse grossesse remplie d’énergie et surtout je n’ai pris que le poids nécessaire pour le bébé. Dès que je me sentais faible, irritée, impatience ou que j’avais des rages de sucre, je regardais attentivement mon alimentation et je trouvais la solution. Il va sans dire que je mangeais normalement et non dans le but de perdre du poids. Après l’accouchement, j’avais 25 livres à perdre. J’avais la ferme intention de reprendre le chi kung amaigrissant mais je n’ai pas eu à le faire. Simplement en surveillant mon alimentation selon les principes du tao, j’étais retombée à 143 livres en deux mois. Soit 9 livres de moins qu’avant ma grossesse.

J’ai allaité notre fils jusqu’à tout dernièrement et je vous avoue que les principes du chi kung m’ont été fort utiles pour rester en forme et pleine d’énergie. J’ai fait à quelques reprises les exercices énergisants. Ils m’ont été d’un grand secours surtout lors des quelques nuits blanches passées en compagnie de mon fils. Aujourd’hui, je suis enceinte à nouveau et je me porte merveilleusement bien. Nous aurons notre second fils en mai prochain. J’ai toujours à l’esprit les principes même du chi kung dès que je ressens une baisse d’énergie ou un déséquilibre à l’intérieur de moi.

Le chi kung et les principes du Tao qui en découlent m’ont appris beaucoup autant sur moi que sur le cycle d’énergie des organes. Maintenant, je suis une personne calme, sereine, posée et surtout ancrée. À travers ce processus, j’ai compris beaucoup de mes comportements et surtout des émotions qui en découlent. Ainsi, je suis une femme avec un poids-santé à vie ! Youpi! Merci du fond du cœur Annie et merci pour tous tes encouragements et ton support !

Bonne chance à toutes et à tous ! Sylvie A. (Montréal, atelier de Novembre 2006)

Par Annie Ollivier
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Lundi 7 septembre 2009

Pour comprendre les multiples forces mentales, émotionnelles et physiques qui influent sur notre santé et notre bien-être, nous devons apprendre à sentir notre corps, nos muscles, nos organes, nos os, nos tissus de façon plus impartiale. Nous devons apprendre à prendre des « clichés sensoriels » internes de notre fonctionnement organique. Ce faisant, nous pourrons observer les diverses habitudes de notre structure psychocorporelle, ainsi que les principes physiologiques qui donnent à ces habitudes le pouvoir d’influer sur notre santé. Ceci est important vu qu’on estime que les problèmes liés au stress comptent de nos jours - directement ou indirectement - pour 50 à 80 % de toutes les maladies : rhumes chroniques, hypertension, maladies cardiaques,  ulcères, syndrome du colon irritable, dépression, arthrite, insomnie, certains types de cancer et bien d’autres affections.

Le stress mine notre santé en autres en augmentant la production de cortisol, qui vient réprimer le système immunitaire. Une étude dont les résultats furent publiés au début des années 1990 dans le New England Journal of Medicine indique par exemple que des gens sains à qui on donnait des gouttes nasales contenant le virus du rhume réagissaient directement en fonction de leur niveau de stress émotionnel. D’autres études ont prouvé que le stress - ainsi que la peur et l’anxiété qui lui sont souvent associées - pouvait faire empirer des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde. En apprenant à nous sentir de l’intérieur, nous en viendrons à comprendre que le stress n’est pas toujours celui qui est en cause - un certain degré de stress peut en fait être bénéfique à notre santé - mais que ce sont plutôt les façons habituelles dont nous réagissons au stress qui le sont. C’est là que nos émotions jouent un rôle majeur.

Les émotions et le système nerveux autonome
Quand nous sentons les choses de l’intérieur lorsque nous pratiquons le chi kung (Qi Gong) sous toutes ses formes, nous ressentons la relation entre nos émotions et le système nerveux autonome, qui contrôle les muscles lisses et les glandes. Ce système a comme fonction de susciter ou d’inhiber certaines activités et sécrétions internes et externes. En apprenant à percevoir les effets physiologiques de la peur, de la colère et de l’anxiété en nous, nous comprenons mieux comment ces émotions sont liées à la branche sympathique du système nerveux autonome, qui prépare le corps au combat ou à la fuite. Le système sympathique réagit en « sympathisant » avec nos émotions, surtout celles qui sont liées à la peur, au danger et à la stimulation : transpiration, bouche sèche et toute autre forme d’excitation. Ce système dont les ramifications se situent principalement dans la poitrine et les zones situées près du milieu de la colonne vertébrale, communique avec le reste du corps en transmettant les impulsions du cerveau par l’intermédiaire des chaînes de ganglions sympathiques qui descendent le long des deux côtés de la colonne vertébrale. À partir de ces ganglions, des fibres nerveuses transportent les impulsions vers les divers organes internes. Ces impulsions font diminuer le mouvement dans les organes digestifs, augmenter le rythme cardiaque et la tension artérielle, resserrer les vaisseaux sanguins. Elles dilatent les passages d’air dans les poumons, libèrent le sucre emmagasiné dans le foie et inonde le corps d’adrénaline et de norépinéphrine en provenance des surrénales, tout cela pour que davantage de sang et d’énergie soient disponibles pour  le passage à l’action.

Les émotions dites négatives ont une certaine valeur
Malgré les problèmes qu’elles suscitent dans notre vie,  ce que nous appelons « émotions négatives » constituent une valeur importante sur le plan de la survie. Elles sont des signaux qui nous indiquent que quelque chose va mal dans notre vie ou que nous devons passer à l’action pour éviter un problème. L’anxiété ressentie par l’étudiant la veille d’un examen ou celle du cadre qui doit remettre un rapport financier le lendemain peu jouer un rôle positif puisqu’elle les incitera à se bien préparer, en autant que l’anxiété ne soit pas excessive et ne vienne pas causer de la peur et un manque de concentration. La colère éprouvée par une femme envers un homme qui abuse physiquement ou psychologiquement d’elle la poussera soit à quitter cet homme, soit à entamer une relation plus saine avec une autre homme, pour peu que cette colère ne la pousse pas à devenir violente. La colère qu’une mère ressent envers son adolescente qui ne rentre pas de la nuit viendra peut-être motiver la mère et la fille à essayer de communiquer sur un autre mode. Elles foisonnent les émotions soit-disant négatives pour nous fournir des informations capitales sur ce qui se passe dans notre vie, en autant qu’elles ne soient pas excessives. Et ces informations peuvent nous aider à poser des gestes intelligents pour nous et pour les autres.

Malheureusement, nombre de nos émotions négatives atteignent souvent un point où elles ne semblent avoir aucune résolution apparente. Elles nous laissent le cœur battant, les muscles raidis, la digestion altérée, avec de la constipation, de la tension, etc. Le temps faisant, ces malaises peuvent devenir chroniques et consommer l’énergie dont nous avons besoin pour guérir et grandir spirituellement. Une fois que ces problématiques deviennent ancrées, la branche parasympathique du système nerveux autonome, dont le rôle est de freiner le système nerveux sympathique, ne pourra apporter qu’un soulagement temporaire, à moins que nous réussissions à apprendre comment le mettre en fonction sur de plus longues périodes.


Comment mettre en marche le système nerveux parasympathique

Pour mettre en marche le système nerveux parasympathique, il est bon d’avoir quelques notions de son fonctionnement. Les neurones de ce système se trouvent principalement dans certains nerfs crâniens, comme le nerf vague qui vient du bulbe rachidien, et dans la partie inférieure de la colonne vertébrale. Les ganglions parasympathiques ne courent pas le long de la colonne vertébrale mais sont localisés près des organes sur lesquels ils ont une influence. Les impulsions venant de ces ganglions réduisent le rythme cardiaque, dilatent les vaisseaux sanguins, augmente le péristaltisme et resserrent les passages d’air des poumons, permettant ainsi au corps de ralentir et de se reprendre.

Comment pouvons-nous intentionnellement mettre en marche le système nerveux parasympathique, et ainsi réagir au stress et le réduire, sans l’aide de psychologue, de massothérapeute, etc.? Nous pouvons le faire grâce à l’attention. Lorsque nous sommes tendu ou stressé, notre attention - contrôlée par le système nerveux sympathique - se concentre automatiquement sur la cause de notre tension, sur les pensées et émotions compulsives étant en rapport avec la tension, ou encore sur des symptômes physiques particulièrement déplaisants. Ces réactions nous étriquent à un point tel que nous ne voyons aucune autre alternative. Pour apprendre à relaxer dans de telles situations, il faut apprendre à jouer avec l’attention et à l’élargir afin d’y inclure les parties de nous qui ne sont pas sous l’emprise de la négativité. « Il suffit de fermer les yeux et de se syntoniser sur les parties du corps avec lesquelles vous êtes le plus à l’aise. Quand vous sentez cette aise dans un endroit de votre corps, appréciez-la et laissez-la s’approfondir et se répandre d’elle-même au reste de votre corps. L’aise, c’est bien plus qu’une simple parole ou un état de paresse. Quand vous plongez dans cette zone d’aise intérieure, c’est que vous avez mis en marche le système parasympatique, votre capacité naturelle à relaxer. » La respiration naturelle joue un rôle important pour apprendre à se laisser aller profondément dans cette aise intérieure et, par conséquent, pour apprendre à se servir de la conscience pour harmoniser les fonctions  fortifiantes et dynamisantes du système nerveux. Par ailleurs, comme la respiration naturelle vient masser les organes internes et détendre notre dos, elle a aussi un impact heureux sur les nerfs et ganglions parasympathiques se trouvant dans ces zones.


Malheureusement, la plupart des gens ont de la difficulté à se sentir de l’intérieur et connaissent mal l’ampleur du conditionnement de leurs perceptions et de leurs comportements à travers le filtre d’émotions comme la colère, la peur et l’anxiété. Nous sommes devenus tellement habitués à de grands niveaux de stress et de négativité, que nous les considérons comme l’état normal et que nous ne réalisons pas à quel point notre santé et notre vitalité s’en ressentent. Le bruit généré par ce stress rend presque impossible l’écoute de l’intelligence quiète et innée de notre corps. Et quand nous sommes incapables d’accéder à cette intelligence, nous empirons la situation en recourant à des soulagements instantanés sous forme de stimulations excessives : l’alcool, la drogue, le tabac, la caféine, la nourriture, la sexualité, la télévision, etc. Parfois, lorsque nous réalisons dans un moment de clarté l’absurdité de la situation, nous essayons de composer rationnellement avec le stress. Malheureusement, notre mental a en lui-même peu de pouvoir pour trouver des solutions efficaces, surtout dans une société d’information qui inonde notre conscience de nouvelles et d’images négatives en provenance du monde entier. Ce qui en résulte, c’est encore plus de tension, un sentiment d’impuissance et l’émergence de divers symptômes et maux chroniques, nombre d’entre eux n’étant pas juste le résultat du stress mais celui de la façon dont nous essayons de les fuir.

S’adapter aux effets du stress n’est pas une solution
Dans l’incapacité de solutionner avec efficacité notre stress sous toutes ses formes, nous avons appris avec le temps à composer avec ses effets. Certains d’entre nous, par exemple, ventilent simplement leurs émotions négatives sur les autres, surtout la colère,  parce qu’ils croient que c’est bon pour eux. Des recherches récentes laissent cependant entendre que la ventilation de la colère nous met davantage en colère, pas moins, et que cela augmente les risques pour la santé. Qui plus est, un tel comportement transmet notre négativité aux autres, qui vient s’ajouter à leurs propres problèmes.

L’expression des émotions négatives n’est cependant pas aussi répandue que leur évitement. Il existe bien des façons de ne pas sentir. Enfants, certains d’entre nous ont appris à se servir du monde des fantasmes et du refoulement pour éviter de sentir la douloureuse contraction qui se produisait quand nos parents ne nous acceptaient pas tel que nous étions et nous voulaient à leur image. Adultes, nous avons appris à ravaler nos émotions négatives et à nous réfugier dans des émotions considérées comme plus positives. Nous avons donc appris à refouler nos émotions dites négatives pour fonctionner sur un mode que nous croyons raisonnable, un mode basé sur l’image que nous voulons donner de nous. Mais selon la loi scientifique de conservation de l’énergie, l’énergie neurobiochimique de ces émotions ne peut être détruite. Elle peut seulement être transformée. Et nous savons également que, si nous y prêtons attention, cette énergie est souvent transformée en énergie mécanique ou cinétique qui agit sans que nous en ayons conscience sur nos nerfs, nos tissus, notre structure et nos mouvements.

Le refoulement des émotions se manifeste non seulement dans notre posture et nos mouvements, mais aussi dans les tensions corporelles profondément enfouies, tensions qui sapent notre énergie et minent notre santé physique et psychologique. En apprenant à sentir ces tensions dans notre corps, nous pouvons un jour ou l’autre face à nos plus inconscientes émotions de colère, d’inquiétude, de peur, d’anxiété, de tristesse, etc.

L’objectif n’est pas de nous débarrasser de ces émotions dites négatives, chose qui est impossible et peu souhaitable, mais de trouver le courage d’en faire pleinement l’expérience, de les ouvrir et de les exposer à la lumière impartiale de la  conscience. Du point de vue taoïste, lorsque nous devenons pleinement conscient de nos émotions négatives sans les amplifier ni nous en défendre, l’énergie neurochimique qu’elles activent en nous peut être transformée en pure énergie de vitalité. Ainsi que les Taoïstes le disent, « les nuages, la pluie et la foudre sont aussi nécessaires à notre environnement que le soleil et le calme. Sans un harmonieux équilibre entre ces deux aspects du temps, la nature serait un véritable désert ». C’est donc par notre respiration, et en particulier par la respiration naturelle, que nous pouvons découvrir en nous cette dynamique harmonie. La respiration naturelle, profonde et aisée, nous permet donc de mettre en marche le système nerveux parasympathique ainsi que le processus de guérison qui nous amène à devenir de nouveau entier. Et quoi de mieux que d’appliquer la respiration naturelle avec les méditations du Sourire intérieur et des 6 Sons de guérison!

 

Par Annie Ollivier
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Mardi 14 juillet 2009

La méditation aide beaucoup à relaxer le corps et à calmer l’esprit. Elle peut renforcer notre confiance en notre sagesse intérieure et diminuer bien des peurs reliées à toutes sortes d’aspect de notre vie. Quand nous nous syntonisons sur l’ordre naturel du monde et que nous prenons le temps de reconnaître les cycles et la cadence de la nature, nous réussissons aussi à valoriser et à honorer notre propre nature. 

En ce qui me concerne, j’adore sur le son de l’eau qui clapote contre les rochers, sur la sensation du vent frais qui caresse mon corps alors que le soleil me darde de ses rayons chauds, sur l’odeur de l’air frais et vivifiant après une belle ondée? Dans ces moments, il n’y a rien à faire, nulle part où aller, rien à comprendre et aucune décision à prendre. Il suffit de ralentir le rythme et de sentir l’harmonie et la paix de la nature. Laissez cette sensation prendre possession de votre corps et faire taire vos pensées, croyances et attitudes. Abandonnez-vous à l’énergie qui parcourt votre corps et laissez-vous pénétrer par la profonde relaxation qu’elle vous apporte. Chacune de ces méditations peut trouver son chemin dans votre corps et éliminer les tensions qui assaillent votre mental et qui interfèrent d’habitude avec cette écoute naturelle mais peu familière.

Nous pouvons également composer avec nos émotions négatives (peur, colère, inquiétude, dépression, haine) grâce à la pratique bouddhiste du Tonglen. En tibétain, tonglen veut dire « donner et recevoir ». Cette pratique aide à développer la compassion pour nous, quand la peur et la souffrance sont présentes. Elle ouvre le cœur à ce qui nous empêche d’entrer en contact profond avec notre véritable nature. Parce qu’elle nous aide à dépasser les blocages qui nous empêchent de faire confiance à notre sagesse innée, cette pratique nous permet de découvrir une façon nouvelle d’entrer en rapport avec ce qui nous fait souffrir et nous stresse.

Pour pouvoir ouvrir notre cœur, le Tonglen nous apprend qu’il faut nous rapprocher de ce qui nous apporte la souffrance et non pas vouloir nous en débarrasser. Il faut donc la toucher en son épicentre. En gardant notre esprit et notre cœur ouverts tout en respirant dans le sentiment de peur ou de toute autre émotion, nous pourrons voir de quelle façon notre esprit et notre cœur sont étroitement liés à la peur. Le tonglen est une pratique qui permet de connaître les émotions souffrantes en tant que sensation dans le corps et ensuite de les laisser se transformer sans embarquer dans un long voyage de souffrance. Peut-être avons-nous peur de ce qui pourrait se produire dans telle ou telle situation... et nous inventons les pires scénarios. Quand nous nous identifions à ce processus, il en ressort une grande détresse. La pratique du Tonglen nous aide donc à briser le cercle vicieux de la réaction en chaîne, du karma..

On dit que le germe de la compassion émane de nos névroses, de nos peurs et de ce que nous considérons comme négatif. Il en va de même pour la confiance, la relaxation et le développement de la force intérieure. Notre souffrance a un sens si nous permettons aux énergies de transformation d’advenir et si nous travaillons de concert avec elles. Cette notion est inhérente au concept du Yin et du Yang, concept selon lequel le fondement de la compassion se trouve dans les émotions difficiles (Voir mon CD TAO avec le Sourire intérieur et les Six sons de guérison) et selon lequel les émotions que nous qualifions habituellement d’émotions négatives prennent leur source dans la compassion.

Point n’est besoin de faire disparaître la peur ou n’importe quelle autre émotion. Il suffit de s’en servir comme d’un objet d’attention et de ne pas la juger comme étant bonne ou mauvaise, appropriée ou pas. Il suffit simplement d’entrer en contact avec elle et ensuite de la laisser aller. Faire l’expérience de la peur, ou de toute autre émotion, n’est pas malsain en soi. Ce qui l’est, c’est la réaction excessive ou continue à cette émotion humaine normale. Si nous pouvons adopter une façon saine de composer avec notre peur, nous faciliterons la circulation du Qi. Le Tonglen est une pratique qui permet de nous rapprocher intimement de l’énergie brute de nos émotions difficiles et de transformer notre rapport à celles-ci.

Par Annie Ollivier
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Mercredi 24 juin 2009

Ce mois-ci, mes doigts (un peu aidés par mon cerveau et mon expérience du moment!) semblent vouloir parler de l’énergie du Cœur. La pensée du mois et la méditation du mois tournent aussi autour du même thème. J’ai choisi pour l’article un extrait d’un livre que j’ai traduit (Un monde de conscience de Peggy Dubro), extrait que j’ai modifié pour les besoins de mon bulletin.

Le point d’acupuncture appelé « laogong », qui se situe au centre de la main, est le huitième point du méridien du Péricarde ou  Maître-cœur. (Ce méridien part de la région du cœur et se dirige vers la paume et le bout du majeur en longeant la surface intérieure du bras.) La zone autour de ce point est l’endroit où l’on peut mesurer de nombreuses et diverses formes d’énergie, entre autres des champs magnétique, électrostatique, infrasonique, micro-ondulatoire, infrarouge, ultraviolet et magnétique pulsatile. On y détecte aussi des configurations énergétiques en forme de vortex. Ces configurations signalent la présence de systèmes énergétiques propres aux dimensions supérieures.

Il va se soi qu’il y a un rapport entre cette émission d’énergie et la guérison, et ce qu’on pourrait qualifier de prouesses exceptionnelles. Communément appelée chi (ou Qi), cette énergie est aussi connue sous d’autres noms et appellations dans divers groupes ou cultures (prana, orgone, énergie, etc.). Le chi ne peut être détecté au moyen de dispositifs conventionnels. Il est en quelque sorte un dérivé du phénomène de l’onde scalaire.

En déplaçant vos mains ouvertes l’une face à l’autre, vous pouvez y ressentir ce que l’on appelle le magnétisme humain. L’énergie et les champs présents dans la main se rapportent à l’émotion et à l’expression du cœur. Et le système cerveau-cœur interagit avec l’intention pour former les champs présents dans la main, qui appartiennent aux phénomènes de non-localisation.


SYSTÈME PREMIER DE POLARITÉ EN VORTEX
Le système premier de polarité en vortex (détecté et nommé ainsi par George Yao) est un système qui « …définit et dicte l’orientation de tous les autres systèmes d’énergie propre à l’anatomie humaine. Ce système directeur organise et influence la circulation naturelle de toutes les forces de guérison inhérentes au système énergétique humain. »

Le système de polarité concerne les mouvements de particules ou de forces qui se déplacent en forme de spirale. Ce mouvement spiralé s’effectue soit dans le sens des aiguilles d’une montre et de manière positive, centripète et compressive ou, soit dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et de manière négative, centrifuge et expansive.

La polarité en vortex a été établie de la façon suivante pour les mains : la paume droite porte la polarité en vortex négative qui va dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et la paume gauche porte la polarité en vortex positive qui va dans le sens des aiguilles d’une montre.

La notion de négativité et de positivité dans ce cas-ci n’a rien à voir avec la polarité électrique conventionnelle. Ce sont deux choses distinctes qui possèdent leurs caractéristiques propres. Par centres de polarité en vortex des mains (et du reste du corps), nous entendons des champs scalaires pivotants d’ordre hyperspatial et de dimension supérieure. Il s’agit de champs premiers de causalité qui sont caractérisés par l’influence qu’ils exercent sur tous les systèmes de dimensions inférieures. Ils jouent un rôle dans la manifestation de l’énergie électromagnétique présente aux mains. C’est par l’entremise de la pensée et de l’intention que nous pouvons influer sur les hyperchamps qui donnent lieu aux champs électromagnétiques. Et c’est par le champ en vortex spiralé que nous établissons lien et communication avec le champ premier de création en vortex.


INFLUENCE DE CE SYSTÈME SUR TOUS LES SYSTÈMES D’ÉNERGIE
L’anatomie énergétique humaine est structurée en fonction de paliers hiérarchiques de contrôle et d’influence. Le système qu’a détecté, décrit et cartographié le docteur George Yao est d’origine hyperspatiale. Selon lui, ce système premier de polarité en vortex énergétique définit et dicte l’orientation de tous les autres systèmes de l’anatomie humaine.  De ce fait, ce système directeur régit la circulation naturelle de toutes les forces de guérison inhérentes au système énergétique humain. Tout déséquilibre du système premier en vortex entraîne des effets néfastes sur nos systèmes électrique, magnétique, vibratoire, circulatoire et nerveux ainsi que sur les réseaux des méridiens, des points de réflexologie et les autres systèmes.

Et comme c’est du cœur que part l’énergie en question, nous revenons à la notion de point zéro dont il est question dans la Méditation du mois et la Pensée du mois. Dans une séance de guérison (ou pour se guérir soi-même), il est important de se mettre dans un état d’amour au point zéro justement pour que cette énergie circule bien et dans un état de neutralité. Il faut donc se mettre en état de vision périphérique et non pas en état de vision concentrée, sinon c’est le vouloir qui prend les commandes, en d’autres mots l’énergie du mental.

La rubrique Méditation du mois vous donnera les détails de la façon de mettre en pratique l’état d’amour au point zéro. Quand je fais le Sourire intérieur, je sens que j’arrive à ce point très rapidement. Le mental se tait et s’installe la vision périphérique imbue de calme et de silence!

Bonne pratique à vous!

Par Annie Ollivier
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Jeudi 14 mai 2009

On a beaucoup écrit ces dernières années sur le pouvoir du rire à soutenir le processus de guérison. L’histoire de la façon dont Norman Cousins, cet ancien rédacteur du Saturday Review, s’est servi du rire (et de la vitamine C) pour se sortir d’une maladie incurable a été publiée pour la première fois en 1979 dans son livre Anatomy of an Illness et est très connue de nos jours. En 1994, le California Pacific Medical Center de San Fransisco, convaincu que « le rire est le meilleur des médicaments », à ajouter le volet « L’humour en médecine » à son programme de médecine et philosophie. Voici ce que le dépliant du programme en question, Ways of the Healer, mentionne à ce sujet : « Les bienfaits physiologiques et psychologiques du rire sont très bien documentés. L’objectif de ce programme est d’instaurer et d’employer la thérapie par le rire de la façon la plus efficace qui soit dans un milieu hospitalier. »
 
La chimie du sourire
Ceux d’entre nous qui ont déjà fait l’expérience dans leur vie de la façon dont le rire peut transformer les émotions et alimenter le bien-être ont peut-être également observé que le vrai sourire provenant d’un ami ou même d’une personne inconnue dans la rue est contagieux et a le pouvoir de nous remonter le moral et de nous défaire, du moins temporairement, des restrictions imposées par le stress et la négativité. Un tel sourire peut effectivement transformer notre chimie émotionnelle et physiologique. Il peut nous insuffler une énergie nouvelle et une vision renouvelée. Il peut nous aider à accepter et à nous rappeler, en tout et en partie, qui nous sommes vraiment. Pourtant, de  façon étrange, on a très peu écrit sur la chimie du sourire et sur son rapport avec la guérison.
 
Le Sourire intérieur
Vu les preuves empiriques que nous avons de l’extraordinaire pouvoir d’un sourire à déclencher de tels changements, il est étonnant que si peu d’entre nous sourient volontairement. Les maîtres taoïstes ont depuis longtemps reconnu le pouvoir du sourire à transformer les attitudes et les énergies. Et cette observation les a incités à mettre en pratique ce que Mantak Chia appelle le « Sourire intérieur ». Avec cette méditation, nous apprenons à sourire directement à nos organes, nos tissus et nos glandes. Nous pouvons même sourire à notre graisse quand nous faisons les exercices de chi kung amaigrissant car cela active davantage les cellules adipeuses. Les sages taoïstes disent que « quand vous souriez, vos organes produisent une sécrétion semblable à du miel qui nourrit le corps entier. Quand vous êtes en colère, que vous avez peur ou que vous êtes stressé, vos organes produisent une sécrétion toxique qui bloque l’énergie dans les méridiens, s’installe dans les organes et se traduit par une perte d’appétit, de l’indigestion, de l’hypertension, une augmentation des pulsations cardiaques, de l’insomnie et des émotions négatives. Quand vous souriez à vos organes, ils prennent de l’expansion, s’assouplissent et s’humidifient, et deviennent par conséquent plus efficaces ». Le sourire intérieur est aussi utilisé dans diverses méditations et pratiques taoïstes, y compris le Taï Chi. On le retrouve également sous diverses versions dans les écrits bouddhistes (entre autres dans les livres de Thich Nhat Hanh) et dans des œuvres artistiques comme Mona Lisa ou dans les statues de Bouddha, qui arborent un sourire conscient.

Sourire volontairement peut transformer l’état émotionnel
Le bon gros sens et l’observation nous permettent de réaliser rapidement que le fait d’arborer un sourire peut aider à transformer notre état émotionnel. Dans son ouvrage intitulé The Expression of Emotions in Man and Animals, Charles Darwin a fait observer que la libre expression d’une émotion par des signes extérieurs sert à intensifier celle-ci. Les écrits du grand psychologue de la fin du dix-neuvième siècle, William James, ont posé des jalons sur le sujet alors qu’il mentionne que nos émotions dépendent du « senti d’un état corporel ». En changeant l’état ou l’expression du corps, les émotions changent. Plus récemment, Moshe Feldenkrais, un des avant-gardistes dans le domaine de la rééducation physique et de la conscience corporelle, a écrit que « toutes les émotions sont liées à la stimulation provenant du système nerveux autonome ou végétatif, ou encore des organes, muscles, etc, innervés par ce système. L’arrivée de telles pulsations dans les centres supérieurs du système nerveux central est ressentie sous la forme d’une émotion ». En modifiant les stimulations provenant de ces parties de nous-mêmes par un changement conscient dans nos mouvements et nos  postures, nous modifions effectivement nos émotions, en particulier celles qui sont associées à l’image que nous avons de nous.
 
On pourrait cependant soulever le fait qu’il doit y avoir une grande différence entre le sourire naturel et le sourire volontaire. Mais, dans une récente étude scientifique portant sur les effets des différents types de sourire et de leurs impacts sur l’activité cérébrale, deux chercheurs ont découvert que le sourire volontaire change bel et bien l’activité cérébrale, et ce à peu près de la même façon qu’un sourire spontané. Dans un débat sur leur découverte, les auteurs concluent ainsi : « Alors qu’on considère que les émotions arrivent sans crier gare aux humains, notre découverte laisse entendre qu’il est possible pour les humains de choisir certains des changements physiologiques se produisant pendant une émotion spontanée en adoptant simplement une expression faciale ».
 
Alors, «SOURIEZ maintenant», dirait la petite bestiole de notre ami Jean de la Fontaine!


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Par Annie Ollivier
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Jeudi 16 avril 2009
Pour comprendre cette maxime, il est important de comprendre que le cerveau apprend et fonctionne à son meilleur quand nous employons le moins d’effort possible pour faire quelque chose. Pendant des milliers d’années, les maîtres taoïstes ont mis l’accent sur ce principe en recommandant de ne pas utiliser plus de 60 à 70 % de notre capacité pour accomplir nos tâches physiques et spirituelles. La loi psychophysique de Weber-Fechner donne une raison précise pour laquelle ce principe est si important : « les sens sont organisés pour remarquer la différence entre deux stimuli plutôt que de remarquer l’intensité absolu d’un stimulus ». Quand nous mettons tous nos efforts à faire quelque chose, quand nous accordons une force inutile à l’accomplissement de nos objectifs, notre corps tout entier finit en général par être tendu. Et cette tension fait que notre cerveau et notre système nerveux sentent plus difficilement les subtiles impressions sensorielles qui nous permettraient de réaliser nos intentions de la façon la plus créative possible. La loi du moindre effort n’est cependant pas une échappatoire vers la paresse. Notre santé, notre bien-être et notre croissance personnelle ont besoin d’un équilibre dynamique entre tension et relaxation, entre yang et yin. Ils dépendent aussi de notre capacité à savoir, par le truchement de notre senti intérieur et de nos sens extérieurs, ce qui est nécessaire ou pas dans nos efforts et nos actes. Pour sentir clairement, il faut que nous soyons capable de faire l’expérience d’une partie ou d’une dimension de nous qui est quiète, aisée et libre de toute tension. C’est la sensation d’impressions subtiles émanant de cet espace plus détendu qui nous permet d’observer et de laisser aller les tensions inutiles dans d’autres parties de nous. En bref, pour agir efficacement, il faut être détendu. Mais cette détente intérieure ne doit pas être un « effondrement » de notre corps ou de notre conscience. Il s’agit plutôt de la « relaxation vigilante » du chat. Ce genre de relaxation permet au degré approprié de contraction de se faire dans toute situation donnée. Il s’agit de la tension vitale que nous appelons « tonus ».
 
Le pouvoir de la liberté de perception
Il existe de nombreuses raisons évidentes pour lesquelles nous devons apprendre à laisser aller la tension inutile. Cependant, une raison qui est souvent passée sous silence est que la relaxation libère le cerveau et lui permet de remarquer un spectre plus vaste et plus subtil de données et d’impressions, ainsi que d’y réagir. Cette augmentation de liberté de perception s’avère une des contributions majeures à notre santé étant donné qu’elle permet au cerveau et aux autres systèmes du corps de faire un usage maximum de leur pouvoirs pour cerner les problèmes et y réagir de façon appropriée. Les hormones, les enzymes, les endorphines, les lymphocytes T et les neuropeptides produits par le cerveau et le corps changent énormément si nous réussissons à voir les choses sous d’autres angles. En d’autres termes, cela veut dire que nos énergies ne sont pas verrouillées dans de vieux scénarios mais qu’elle sont libres de réagir aux possibilités et aux besoins réels du moment.
 
Il existe une merveilleuse histoire taoïste qui illustre à la perfection l’importance de la liberté de perception. Un homme marchait péniblement le long d’une route poussiéreuse, avec sur son épaule son long bâton au bout duquel était accroché toutes ses possessions. Le conducteur d’une charrette tirée par un cheval vit l’homme et lui offrit de monter à l’arrière de la charrette. L’homme accepta en remerciant le conducteur avec reconnaissance. Alors que l’attelage avançait cahin-caha sur la route, le conducteur entendit du bruit venant de l’arrière de sa charrette. En se retournant, il vit que, le bâton toujours sur son épaule, l’homme était brinquebalé d’un côté à l’autre de la charrette. « Pourquoi ne déposez-vous pas votre bâton et ne vous détendez-vous pas un peu? » lui suggéra le conducteur. « Je ne veux pas ajouter de poids à votre charrette déjà si chargée », lui répondit sincèrement l’homme qui essayait de toutes ses forces de garder son équilibre.

Quiconque a étudié un art martial, le taï chi, le chi kung, la danse, etc., sait que le corps est capable d’une intelligence, d’une sensibilité et d’une agilité remarquables quand nous réussissons à nous débarrasser des tensions inutiles. Il y a la légende qui raconte qu’un maître de taï chi était si détendu et si sensible aux forces l’entourant et l’habitant que tout son corps ondulait quand une mouche se posait sur son épaule. Et il y a la légende d’un autre maître sur la main duquel un oiseau venait souvent se poser. Chaque fois que le maître sentait l’oiseau se tendre pour prendre son envol, il détendait simplement sa main et l’oiseau n’avait plus rien de solide d’où s’élancer. Même si ces légendes semblent provenir du domaine fantastique, c’est la capacité à être intérieurement sensible en pleine action, à être suffisamment détendu et libre pour ressentir les variations subtiles dans nos sensations et émotions, qui est la clé de notre santé et de notre bien-être. Et c’est grâce à la respiration naturelle que nous pouvons connaître cette sensibilité et cette liberté.
 
Mettons cela en pratique avec la méditation-exercice qui suit!


Par Annie Ollivier
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Dimanche 15 mars 2009
Je voudrais vous faire part de la teneur de mon expérience depuis que je séjourne en France (Provence) cet hiver. Vous savez peut-être que je suis née en France et que j’ai émigré au Canada en 1974. Un bail!!! Depuis quelques années, je viens passer mes hivers en Provence, aussi bien pour des raisons personnelles et familiales que climatiques. Vous me comprendrez, vous les Québécois qui y avez goûté au froid et à la neige cet hiver!
 
Ici, en France, le climat social est tendu. L’Euro a beaucoup appauvri les Français (les Européens en général), les gens sont pris dans des règlements complexes, compliqués et sans fin qui les gardent pieds et poings liés (merci Napoléon!) et qui les dépouillent évidemment de leurs deniers. Ils en sont prisonniers et doivent constamment faire appel au système D... et subir. Donc, il y a de la tension dans l’air, de la frustration, de la morosité, du trop-c’est-trop et de la rébellion. S’il y a une chose que les Français savent bien faire, c’est se rebeller et gueuler. D’ailleurs au Canada, ils sont bien connus comme étant des « chialeux », des «maudits Français», n’est-ce pas? Par contre, ce sont des gens qui ont un esprit très vif et profond, de la répartie et qui sont généralement cultivés, instruits et avertis. Et, surtout, ils sont très articulés. On ne leur fait pas prendre des vessies pour des lanternes. Tout cela se traduit par de la tension nerveuse. Et le type nerveux (JUE YIN) est justement celui des Français!
 
Du côté du Canada (du Québec plus précisément puisque c’est là où j’habite), les gens sont plus calmes, pacifistes au premier abord, ouverts et tolérants, peut-être un tantinet passifs (pas JUE YIN, du moins au premier regard!), j’oserais dire. L’ambiance dans la société en est une de détente, de facilité sur le plan du fonctionnel en société (l’organisation et l’administration sont simples et fonctionnent bien) et de sentiment de « cocooning », où l’esprit des gens fonctionnent plus dans le dilétantisme et la nonchalance. Je pense que c’est la vie en Amérique du Nord qui veut ça. C’est d’ailleurs pour ces raisons là que j’y ai émigré. Il y a de l’espace dans le cerveau des gens et partout autour de soi!
 
Où veut-elle en venir, vous demanderez-vous?
 
Je reviens donc à mon expérience. C’est en France que mes prises de conscience sur l’humanité et sa direction actuelle sont les plus fortes car les problèmes y sont exacerbés. En allant au salon Bio Sésame de Nîmes il y a quelques jours, j’ai passé un bon bout de temps à un stand avec un des responsables de l’Association Kokopelli. J’ai acheté leur bouquin (Semences de Kokopelli), une brique de presque 800 pages qui énumère entre autres une multitude de semences non trafiquées et un DVD sur la disparition des abeilles (Le Titanic apicole). Je les ramène précieusement au Canada pour le partager avec les amis intéressés. Édifiants, informateurs et révélateurs d’un problème planétaire dans les moindres détails, ces deux acquisitions viennent synthétiser toutes mes craintes et idées au sujet de la dégradation de la planète et surtout de la nourriture. Ils viennent aussi me donner des outils pour aller dans mon sens puisque ce livre contient un nombre incalculable de «recettes» de jardinage pour mieux vivre en harmonie avec Mère nature et son abondance. Pour bien jardiner et bien manger donc.
 
Vous voyez maintenant le lien avec le Chi Kung puisque j’enseigne l’alimentation taoïste! Manger des fruits, des légumes et des protéines sous toutes formes qui sont trafiqués, OGMés, hybridés, pesticidés, herbicidés, hormonisés, c’est pas bon-bon pour la santé. C’est même carrément mauvais, très mauvais. (Lire Le Rapport Campbell de Colin Campbell et L'histoire secrète de l'empire américain de John Perkins que j’ai traduits pour les Éditions Ariane.)
 
C’est ici en France que je me rends compte que le problème de l’alimentation est vraiment grave car, comme je le disais, tout y est exacerbé. Et c’est drôle car, depuis quelques temps, je sens une intuition forte et déterminée qui me dit d’aller m’acheter une terre (une proposition de la part d’une amie est en cours au Québec. Clin d’œil à Jojo!), de cultiver des asperges bio (entres autres), d’avoir des poules et une serre, de recycler mes déchets végétaux (dont les poules vont se régaler!), d’utiliser le fumier de cheval pour faire pousser des légumes et des fruits, de produire des semences.... Bref, de revenir à une façon de vivre plus sensée et, surtout, partagée avec d’autres, comme dans le bon vieux temps. C’est drôle mais j’ai cette «nostalgie», ce besoin, cette nécessité, de retour à la Terre depuis presque toujours  (je pleurais et ça me prenait aux tripes chaque fois que je lisais Regain de Jean Giono), en fait, depuis que j’ai dû «m’extraire» du mas familial en Provence par besoin de survie personnelle.
 
Mais je comprends maintenant que ce besoin de retour aux sources est quelque chose de commun à beaucoup de gens ayant fait un cheminement spirituel profond, qui ont traversé la nuit noire de l’âme et qui perçoivent nettement qu’il faut se regrouper et apprendre de nouveau à se solidariser pour pouvoir vivre enfin une vie « normale ». Nous sommes arrivés au bout du rouleau métro-dodo-boulot, conso, etc. Et nous avons besoin de mettre du sens dans notre vie, dans la vie, dans le rapport entre nous et la terre, entre nous et la Terre, entre nous et notre terrain et entre nous tous.
 
Ici en France (et au Québec aussi), les projets d’éco-villages et de regroupements de gens sous diverses formes pullulent. J’ai même assisté à une réunion d’un tel projet près de Carpentras. Et toujours figurent dans ces projets, la culture bio ou dynamique, la simplicité volontaire, l’économie des énergies, le partage des biens et des services, etc.
 
Nous avons été aliénés de nous-mêmes par un système et par nous aussi puisque nous avons embarqué dans ce système, malgré nous et par nécessité. Et nous n’en pouvons plus, nous avons besoin de reprendre racines dans notre terre, notre Terre et notre terrain personnel.
 
Le Chi Kung est en ce sens très écologique car il est fondé sur les principes des énergies disponibles en et autour de nous. Il nous ramène sans cesse à notre terrain (nos organes, nos sens, nos divers systèmes, notre esprit, notre âme). Il nous ramène aussi à l’élément de la terre, celle que nous foulons et qui donnent les aliments que nous ingérons et à la planète Terre, avec toutes ses composantes humaines, animales, végétales, minérales. Nous sommes au cœur des choses et nous sommes le cœur des choses. Nous devons garder l’équilibre en nous et avec ce qui est autour de nous. Et aujourd’hui, nous sommes en perte totale d’équilibre, que ce soit en nous ou avec le monde environnant, les deux allant souvent de pair.
 
Les méditations et les exercices propres au Chi Kung ainsi que les concepts de l’alimentation taoïste sont heureusement à notre disposition pour retrouver ou maintenir cet équilibre. Et il existe aussi d’autres formes de médecine ou thérapeutiques ou techniques ou comme vous voudrez les appeler, de nature plus ésotérique mais très puissantes qui permettent de retrouver cet équilibre. J’en ai fait l’expérience il n’y a pas une heure grâce à mon amie Sylvie (ah celle-là c’est une vraie sorcière!) avec la radionique. Je ne m’étendrai pas sur le sujet (cela viendra dans le prochain bulletin car j’ai l’intention de me pencher davantage sur cette technique) mais je peux vous dire que ça fonctionne. Disons pour calmer votre curiosité que l’on se sert de l’INFORMATION que l’on transmet avec un potentiomètre et des plaques de cuivre. Cela s’apparente beaucoup à l’homéopathie. On peut dynamiser les aliments et leur redonner la vitalité qu’ils ont perdue. J’ai essayé avec une pomme et de l’eau. Le goût change même.
 
L’humain regorge donc de ressources incroyables. Il suffit de ne pas croire les balivernes que les GRANDS de ce monde (lire RICHES car s’ils sont GRANDS c’est parce qu’ils sont RICHES et que leur richesse est le résultat de la pauvreté des autres) et d’avoir confiance en nos idées et nos intuitions.
 
La suite au prochain numéro pour la radionique!!
 
Bonne culture de votre terrain, de la terre et de notre Terre!


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Par Annie Ollivier
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Samedi 21 février 2009
Le mois de février étant celui de ma naissance et donc de mon anniversaire (Verseau), il y a toujours des vagues et des remous qui sollicitent mon foie, des réminiscences qui reviennent et qui se présentent sous formes de frustrations et mouvements intérieurs de colère (ces émotions étant le propre du Foie).
 
Et avec l’hiver, je bouge moins qu’en été et le sang et le chi stagnent un peu plus. L’alimentation aussi a tendance à être plus dense et lourde durant cette saison qui nous réclament plus de calories pour combattre le froid.
 
C’est ce qui fait que, vers cette époque, j’ai très souvent envie de faire un nettoyage, en particulier un nettoyage du Foie, qui est un organe extrêmement important puisqu’il filtre sans arrêt notre sang et qu’il assure ainsi la libre circulation du chi. Comme il régit les yeux, les tendons, les ligaments et les ongles, plus le Foie est en santé, plus les organes et les tissus qu’il régit seront aussi en santé.
 
Donc, je vous propose dans ce Bulletin, des recettes pour tonifier le Foie, un exercice pour tonifier le Foie et mon histoire de détoxination.
 
Je vous fais part ici de ce  nettoyage que je viens de faire avec une machine à détoxination, détoxination qui me semble capitale à ce moment de l’année (j’en avais déjà parlé l’an passé vers la même époque). Je sentais le besoin depuis quelques semaines de me nettoyer le corps et le souvenir de ce nettoyage l’an passé m’est revenu, ainsi que celui de la sensation de légèreté et de propreté intérieure que j’avais ressentie une fois que je l’avais fait.
 
Ce nettoyage m’est aussi revenu à l’esprit quand je suis récemment aller me promener dans les calanques de Cassis et que j’ai respiré l’air chargé d’ions négatifs des vagues qui montaient jusqu’à 10 mètres de haut et plus. J’avais l’impression de ne pas avoir assez de narines pour absorber tous ces ions. Je peux vous dire qu’après une heure d’une telle absorption des ions négatifs au bord des rochers, j’avais les neurones pas mal allumés et je me sentais en super forme. Réveillée, alerte, vive, dynamique.
 
Donc, je me suis dit qu’il fallait que je répète l’expérience de la détoxination et de l’ionisation. Ainsi, ma sensation de lourdeur dans les jambes et dans le corps en général pourrait disparaître, ou du moins grandement s’atténuer, mon système immunitaire être renforcé, l’acide éliminé (et par contre aussi toute possibilité de retour d’une crise d’urticaire géante comme j’ai eue à un moment donné cet hiver), la fatigue résorbée, la rétention d’eau diminuée, etc.
 
Comme je n’ai pas ma machine avec moi en France, je suis allée voir une amie qui en a une. Et rebelote! Au bout de trente minutes, l’eau claire où baignaient mes pieds au début s’est retrouvée noire et orangée (signe de détoxination du Foie et des articulations, ainsi que de l’élimination des métaux lourds), pleine de résidus divers, de bulles, de flaques huileuses (acides gras, lactique, oxalique et urique) et de bulles blanchâtres. Que de déchets j’avais une fois de plus dans le corps et qui me sont sortis par les pieds!
 
Pour vous donner un portrait plus clair de la chose, cette machine comporte une anode (qui se met dans l’eau salée près des pieds), une cathode (qui se positionne sur le poignet), une ceinture de charbon de bambou qui diffuse des infrarouges à distance et réchauffe les reins, et la machine comme telle qui se programme. La conjonction de l’anode et de la cathode, par le milieu aqueux salé et donc conductif, fait circuler des ions négatifs (comme ceux si régénérant du bord de la mer dont je vous ai parlé plus haut) dans le corps et, par osmose, les toxines et déchets sortent du corps et se déversent dans l’eau.
 
Voici quelques autres avantages de ce nettoyage : élimination des déchets du corps pouvant être une cause de problèmes de ralentissement du métabolisme, atténuation ou disparition des problèmes de peau, désactivation des virus, bactéries, levures et champignons (ils ont plus de difficulté à se développer dans une solution ionique négative), facilitation de perte de poids, soulagement des maux de tête, amélioration de l’échange cellulaire, élimination des déchets de métaux lourds (non assimilables), augmentation globale de la vitalité du corps, soulagement des douleurs et des tensions (donc amélioration de la flexibilité du corps), meilleure qualité de sommeil, réduction des inflammations et de la rétention d’eau, etc.
 
Je me suis sentie un peu sonnée après le nettoyage, comme si la légèreté était enivrante. Par contre les idées étaient plus claires, les pensées moins automatiques et obsédantes. Je me suis sentie plus calme aussi, mais ragaillardie. Donc, à moi le printemps et l’été, avec plus de dégagement et de légèreté!
 
Je vous souhaite à vous aussi une bonne amorce de printemps.


Par Annie Ollivier
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Samedi 17 janvier 2009
En médecine traditionnelle chinoise (MTC), le complexe des Reins est responsable de la reproduction, de la croissance et du développement. Le Jing, ou Essence, qui sert de fondement au corps et à ses fonctions, et peut se transformer en Qi, est entreposé dans les Reins. Il y a deux types d’Essence.

Tout d’abord, il y a l’Essence prénatale, qui est le matériel génétique dont nous héritons de nos parents lors de notre conception. Cette essence nous procure notre constitution, notre vitalité et notre nature. Nous disposons tous d’une quantité finie d’Essence prénatale et en utilisons un peu chaque jour pour générer et faire circuler le Qi dans nos corps. Une fois que nous l’avons épuisée, ainsi que cela se produit au cours de notre vie, nous mourrons.

Ensuite, il y a l’Essence postnatale que nous fabriquons à partir de la nourriture. Si nous disposons d’une abondante Essence postnatale, nous utilisons moins notre Essence prénatale et vivons plus vieux.
 
La force de notre Essence, ou Qi des Reins, constitue un facteur significatif dans la conception et détermine la santé et la vitalité des enfants. L’Essence des parents devient l’Essence prénatale des bébés, qui les sustente et les nourrit dans l’utérus et tout au long de leur vie. Par conséquent, la santé, la constitution, l’âge et le bien-être des parents à la conception contribuent tous à la santé du bébé. Si les Reins des parents sont affaiblis en raison d’une déficience de la constitution, du vieillissement ou d’un excès de travail, l’Essence sera peut-être insuffisante. Ceci pourra se traduire par des problèmes de fertilité et de conception, ou encore, s’il y a eu conception, par un manque d’apport d’énergie au fœtus, ce qui l’empêchera de se développer et de grossir normalement.
 
Si vous planifiez avoir des enfants, il est important de soutenir l’Essence prénatale de vos Reins. Vous pouvez le faire en évitant de trop travailler et de faire trop d’exercice physique (entre autres les sports), en éliminant les habitudes alimentaires irrégulières, le manque de repos et les maladies chroniques.  Vous pouvez aussi entretenir votre Essence prénatale en augmentant votre Essence postnatale. Les aliments et les boissons que vous ingérez sont transformés en Sang et en Qi, et vous permettent de vaquer à vos activités quotidiennes. À la fin de la journée, s’il y a un surplus de Sang et de Qi, il sera transformée en Essence postnatale et entreposé dans vos Reins. Pour fabriquer le maximum d’Essence postnatale, il importe d’avoir un bon régime alimentaire, d’éviter le froid et l’humidité, de bien gérer votre stress et vos émotions, d’éliminer ou de réduire la consommation de café, de tabac et d’alcool, et de maintenir une alternance régulière entre le travail et le repos. Un régime alimentaire adéquat ne doit pas comporter un excès d’aliments froids, crus ou gelés. Par ailleurs, la consommation de produits laitiers et d’aliments gras doit être réduite. Il faut également ingérer des aliments à haute teneur en fer, comme les épinards, le riz noir gluant, les raisins secs et les longanes secs, aliments qui enrichissent le Sang. Un régime alimentaire qui comporte une grande quantité de légumes frais cuisinés et de poisson facilite la digestion et aide les aliments à se transformer en Sang et en Qi, et en bout de ligne en Essence postnatale.
 
La manifestation physique de l’Essence chez les femmes est l’Eau céleste (les menstruations) et, chez les hommes, le sperme. La conception consiste en l’union, dans l’utérus (appelé palais du bébé en MTC), de l’Essence rouge de la mère et de l’Essence blanche du père. Ces deux essences sont tributaires du bon fonctionnement des Reins ainsi que de la libre circulation du Qi et du Sang. Étant donné que le Sang revêt une importance capitale dans le système reproducteur féminin, il est vital qu’il circule librement et en abondance pour que les femmes puissent concevoir. Pour savoir si votre Sang est suffisant et s’il circule bien, il suffit de constater que notre Eau céleste est normale. Quand les femmes se préparent à concevoir, une des choses de base à entreprendre est de régulariser l’Eau céleste. Si le complexe du Foie est équilibré, le Sang et le Qi circuleront bien vers l’utérus et soutiendront les complexes Reins et Rate. Et la conception sera facilitée. En effet, celle-ci ne se produit que lorsque les Reins sont forts, que le Canal central est plein de Sang et que le vaisseau Conception est ouvert et circule bien. La consommation d’aliments piquants, épicés ou gras peut ralentir la circulation du Qi du Foie. Mais la principale cause de stagnation du Qi du Foie est, comme nous le savons, le stress émotionnel. Même la médecine occidentale reconnaît que le stress peut empêcher de concevoir. Alors, je vous joins une petite méditation toute simple pour relaxer (voir plus bas).
Par Annie Ollivier
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